SOPK et les Autres désordres hormonaux

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Un dysfonctionnement ovulatoire est l'absence d'ovulation ou une activité anormale au niveau de l'ovulation. Il s’agit d’une cause majeure d'infertilité. Il est souvent associé à des cycles menstruels irréguliers et est habituellement lié à des troubles hormonaux. Par exemple :

Syndrome des ovaires polykystiques

Des anomalies des hormones surrénales et ovariennes sont la cause la plus fréquente de dysfonctionnement ovarien, et l'exemple le plus commun en est le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). On estime que 5 à 10 pour cent de femmes en Australie ont un SOPK, mais beaucoup l’ignorent. Souvent les femmes qui ont un SOPK ont une résistance à l'insuline, qui provoque des taux élevés d'insuline . Leurs ovaires et glandes surrénales peuvent aussi produire de la testostérone en trop grande quantité . Ces déséquilibres hormonaux impliquent que le follicule qui contient l'ovule en train de se développer ne peut pas mûrir correctement. Souvent l'ovule n’est pas libéré par l'ovaire, et donc il n'y a pas ovulation. Le follicule concerné continue à produire plus de testostérone et ceci interfère avec le processus ovulatoire. Il ne faut pas longtemps avant qu’un nombre important de ces kystes minuscules couvre les ovaires.

Les personnes qui ont un SOPK ont très certainement eu des cycles irréguliers dès leurs premières règles. D'autres symptômes peuvent inclure l'acné, l’hirsutisme et la prise de poids, mais certaines femmes n'ont aucun de ces symptômes. En tenant leur tableau, elles peuvent en continu remarquer un type fertile de profil de glaire, ou des jours de glaire donnant une sensation de « collant » ou « glissant »qui ne donne pas un profil qui progresse vers un sommet de fertilité.

Les femmes à qui un SOPK a été diagnostiqué peuvent se voir prescrire la pilule comme moyen d'induire des saignements mensuels réguliers. Mais la pilule traite seulement certains des symptômes sans traiter la cause sous-jacente. Par exemple, la prise de pilule ne traite pas le problème de résistance à l'insuline, lequel augmente le risque de développer un diabète. Les taux d’insuline et de glucose doivent être mesurés et des médicaments, un régime et de l'exercice peuvent être prescrits pour traiter la résistance à l'insuline. La régulation des taux d'insuline et la restauration de l'équilibre glycémique peuvent aussi aider à contrôler la production de testostérone, ce qui favorisera la restauration d'une ovulation normale et de cycles réguliers.

La tenue d'un tableau des cycles et des profils de glaire cervicale apportera une aide au médecin pour diagnostiquer cet état de fait et planifier un traitement. Et si le désir est de concevoir, le tableau aidera à voir quels sont les cycles qui peuvent être fertiles. Un régime, de l'exercice et un traitement médical aideront à rétablir une activité ovarienne normale.

Une monitrice de la méthode de l’ovulation Billings™ vous aidera à comprendre votre tableau et vous recommandera de prendre un avis médical si nécessaire.

Autres désordres hormonaux

hyperprolactinémie: la prolactine est une hormone associée à l'allaitement maternel, mais parfois le taux de cette hormone s'élève après prise de certains médicaments ou en raison de certaines conditions comme une tumeur hypophysaire ou un déséquilibre hormonal tel que l’hypothyroïdie. L’excès de prolactine interfère avec les hormones qui contrôlent la croissance des follicules. Les femmes qui ont un tel trouble hormonal peuvent ne pas avoir de règles du tout, avoir un saignement irrégulier ou avoir des cycles courts avec de faibles saignements (spottings) prémenstruels. Une hyperprolactinémie peut être traitée par des médicaments.

Hyperthyroïdie/hypothyroïdie: les femmes qui ont des taux d'hormones thyroïdiennes trop élevés peuvent avoir des cycles menstruels irréguliers avec de longs intervalles entre les menstruations et exceptionnellement un saignement léger. Les femmes qui ont des taux d'hormones thyroïdiennes qui sont trop bas peuvent avoir des saignements irréguliers qui peuvent être anormalement abondants et prolongés. Dans la section Études de cas, vous pouvez en lire plus au sujet d'une femme dont les profils anormaux de glaire cervicale l'ont aidée à identifier une anomalie de la thyroïde.

Dernière modification le mardi, 30 octobre 2012 15:16