Science en arrière plan de la méthode de l'ovulation Billings™

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L'importance de la glaire comme indication de la fertilité donnée par la nature est reconnue depuis le dix-neuvième siècle. La recherche scientifique au cours des 50 dernières années et + a progressivement mis en évidence son rôle vital dans la conception d'une vie nouvelle.

Les changements propres à la glaire sont le reflet d’une suite d'événements très complexes reliés au système hormonal de la femme.

Au début du cycle, l'hypophyse, une glande située à la base du cerveau commence à produire deux transmetteurs chimiques, l'hormone de stimulation des follicules (FSH) et l'hormone de la lutéinisation (LH).

Un mécanisme semblable au fonctionnement d’un ordinateur contrôle d’abord la production de FSH et de LH dans la partie du cerveau appelée hypothalamus – en analysant les signaux nerveux émis par d'autres parties du cerveau, y compris ceux produits par les émotions et les facteurs exogènes, et en évaluant les signaux hormonaux relatifs à la fertilité.

Les follicules (c'est-à-dire les groupes d'ovules immatures dans les ovaires) requièrent un seuil minimal de stimulation par la FSH circulant dans le sang pour être stimulés et commencer à se développer. Pendant les premiers jours infertiles du cycle, le taux de FSH est en-dessous du seuil et la sécrétion de glaire est généralement peu abondante et épaisse ou tout à fait absente. Pendant ces jours, le profil ne change pas, et constitue le Profil d’Infertilité de Base (PIB).

Dès que le taux de FSH dépasse le seuil, un groupe de follicules commence à se développer. Les follicules produisent l’hormone œstrogène. À partir de là, si vous aviez observé des jours secs, vous allez remarquer la présence de glaire; si votre PIB est plutôt une sécrétion non changeante, vous remarquerez qu'il y a maintenant un changement dans la sensation produite à la vulve et/ou dans l’aspect visuel de la sécrétion.

Quand un follicule se développe de manière satisfaisante, il produit l'œstradiol, une hormone œstrogénique qui informe le cerveau du niveau d’activité ovarienne.

En réponse à un taux élevé d'œstradiol, l’hypophyse ralentit la production de FSH et produit une série de poussées de LH sur une durée de quarante-huit heures. Le follicule dominant arrive à maturation rapidement et des changements importants ont lieu dans les chromosomes de l'ovule - qui contient le matériel génétique venant de la mère.

Le pic de LH provoque l'ovulation environ dix-sept heures plus tard. La LH est aussi responsable de la production du corps jaune (corpus luteum) qui se forme à partir du follicule vide dans l'ovaire après la libération de l'ovule.

Après l'ovulation, le corps jaune produit les hormones progestérone et œstradiol. Celles-ci sont nécessaires pour la croissance et le développement de l'endomètre qui devra accueillir et nourrir l'ovule qui viendra s’y implanter s’il a été fécondé.

En absence de conception, la production de ces hormones diminue environ six jours plus tard, retirant tout support hormonal à l'endomètre. Celui-ci est évacué par le saignement menstruel 11 à 16 jours après l'ovulation. Ainsi, un nouveau cycle commence accompagné d’une montée du taux de FSH.

Dernière modification le dimanche, 19 août 2012 19:36
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